...l'objectif de l'atelier "Mobilité" de Rodez Agglomération

La conviction de Canopée qui est membre du réseau Action Climat, est que les lois mobilité, et donc les mesures prises dans les Plans climat, doivent être un bouclier contre le dérèglement climatique. Vous trouverez dans l'article :

 

  1. les points qui nous semblent être une base de réflexion pour des solutions de transports plus accessibles et plus écologiques pour tous, et inspirent nos propositions au sein du PCAET (Plan Climat Air Énergie Territorial) de Rodez Agglo
  2. Une brève présentation de l'atelier Mobilités : ce chapitre sera alimenté au fur et à mesure de l'avancée des travaux.
  3. Des pistes pour que chacun puisse participer au changement dans son quotidien

1. Des points essentiels 

  • La fin du diesel et de l’essence en France passe par l’inscription dans la loi de l’engagement du plan climat de mettre fin à la vente de véhicules diesel et essence à un horizon compatible avec l’accord de Paris (horizon 2030), pour obliger les constructeurs automobiles à vendre des véhicules plus économes et moins polluants afin de sortir durablement du piège à pétrole. L’obligation des zones à faibles émissions dans les agglomérations les plus polluées, pour interdire la circulation des véhicules diesel et essence, est aussi essentielle pour protéger la santé publique.
  • Une justice fiscale en mettant fin aux avantages fiscaux des transports polluants comme l’aérien et le transport par camions. À ce stade, la contribution du transport routier de marchandises à l’entretien et l’amélioration des réseaux de transports reste un point d’interrogation, alors que ses impacts sont considérables.
  • Un « forfait mobilité durable » pour rendre obligatoire le remboursement des déplacements à vélo et en covoiturage, comme c’est déjà le cas pour les transports en commun et la voiture. Cela favoriserait le changement de comportement à grande échelle.
  • Un plan d’investissements publics sans précédent dans les transports en commun et le vélo, le train, les RER, dans tous les territoires : 200 millions d’euros par an pour le vélo, un milliard d’euros pour les transports en commun et les solutions de mobilité plus solidaire et moins polluante dans les territoires ruraux et périurbains, la résolution des nœuds ferroviaires pour développer des transports de type RER dans les agglomérations.
  • L’abandon des projets de nouvelles routes qui entretiendront, s’ils sont réalisés, une dépendance à la voiture et au pétrole pour des décennies encore et contribueront à l’étalement urbain et l’artificialisation des sols. (extrait d'une lettre adressée aux élus, à lire en intégralité en fin d'article ***)

Consulter le Plan climat de Rodez Agglo

2. L'ATELIER MOBILITÉ

Il rassemble une quinzaine de participants dont deux associations : les Cyclo-motivés et Canopée. Nous constatons peu de projets de mise en œuvre et ceci sur de longs délais. Les objectifs nous semblent peu ambitieux et peu contraignants. Nous associations, pouvons apporter des idées en cherchant ce qui se fait ailleurs et qui fonctionne bien. Des  mesures ont été votées et nous devons relancer l’application des mesures et les bilans. Les cyclo-motivés travailleront  sur le Plan de circulation et le Plan vélo. Les actions du PCAET vont s'étaler sur cinq ans.

3. Chaque citoyen peut contribuer au changement

p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; }a:link { Utiliser le rézo pouce

Rezo Pouce, l’autostop au quotidien c’est une association et une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Depuis 2015, SCIC et association travaillent ensemble pour faire de l’autostop un mode de déplacement comme les autres. Pour que chacun puisse bouger quand il veut, où il veut. Vous reconnaitrez les points d'arrêt du rezo en repérant les panneaux destinés aux auto-stoppeurs comme aux conducteurs.

Prendre les transports en commun

La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée crée liO, un service régional des transports collectifs unique et harmonisé, qui sera mis en place dans les 13 départements. Ce service régional concerne les lignes régulières d’autocars interurbains, les lignes de transports scolaires, les services ferroviaires régionaux (le TER) et les Pôles d’échanges multimodaux (PEM). Pour nous, habitants de zones rurales et contraints le plus souvent de recourir à la voiture pour les déplacements, les bus devraient être le principal vecteur des transports en commun  entre les villages. En savoir plus sur liO
Canopée vous invite à écrire à la région pour mettre la pression sur les élus afin qu’un vrai cadencement des bus soit instauré. Merci de relayer cette action autour de vous et de nous renvoyer votre courriel, pour estimer l’impact de cette action. ÉCRIRE À LA RÉGION

p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; }a:link Mieux connaître les possibilités du déplacement à vélo
  • En se rapprochant d'associations comme les cyclo-motivés qui vous aideront à utiliser au mieux votre vélo, à connaître les règles de base pour circuler à vélo en ville ou à la campagne...
  • En découvrant l'association In'VD qui promeut un nouveau type de véhicule entre voiture et vélo adapté à nos reliefs aveyronnais...

*** Intégralité de la lettre adressée aux élus, députés et sénateur à l'occasion du projet de loi d'orientation des mobilités :

Loi mobilités : en faire un bouclier contre le dérèglement climatique.

Alors que les manifestations des derniers jours ont mis en lumière la dépendance des Français à la voiture et leur vulnérabilité face à l’augmentation des prix des carburants, Canopée, membre du Réseau Action Climat, rappelle le rôle essentiel du projet de loi d’orientation des mobilités, qui sera dévoilé dans les prochains jours. Des mesures structurelles sont attendues pour changer de modèle : sortir de notre dépendance et vulnérabilité au pétrole, réduire enfin les émissions de gaz à effet de serre des transports et tenir les engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris.
L’évolution rapide du secteur des transports, premier émetteur de gaz à effets de serre en France, est indispensable pour respecter l’Accord de Paris, qui engage la France à limiter la hausse des températures à 2°C et 1,5°C.

La loi sur les mobilités, annoncée il y a plus d’un an par le Président de la République, est donc vivement attendue par les associations. C’est une opportunité à saisir pour enfin concilier les enjeux de justice sociale, de pouvoir d’achat et de transition écologique. Le rapport du GIEC a rappelé l’urgence d’agir et de fournir un effort sans précédent pour notamment se déplacer et transporter mieux, moins et autrement.
La hausse des taxes sur les carburants contribue à ces objectifs, mais les ressources financières qui en découlent doivent être redistribuées sous forme d’aides et d’investissements dans les alternatives au tout routier et à la voiture individuelle carburant au pétrole.
Des solutions de transports plus accessibles et plus écologiques pour tous doivent être développées.
Grâce à la future loi, tous les territoires devraient être couverts par une autorité organisatrice de mobilités (AOM). Cette réforme pourra accélérer la transition dans les transports et les mobilités et la résorption des fractures et des inégalités liées à la mobilité.


Les ONG, les associations du Réseau Action Climat ont proposé leur propre projet de loi pour alimenter les débats. Elles définissent aujourd’hui 5 autres marqueurs de sincérité et de cohérence du gouvernement qui s’est engagé à atteindre la neutralité carbone dans le cadre du Plan climat.
1. La fin du diesel et de l’essence en France passe par l’inscription dans la loi de l’engagement du plan climat de mettre fin à la vente de véhicules diesel et essence à un horizon compatible avec l’accord de Paris (horizon 2030), pour obliger les constructeurs automobiles à vendre des véhicules plus économes et moins polluants afin de sortir durablement du piège à pétrole. L’obligation des zones à faibles émissions dans les agglomérations les plus polluées, pour interdire la circulation des véhicules diesel et essence, est aussi essentielle pour protéger la santé publique.
2. Une justice fiscale en mettant fin aux avantages fiscaux des transports polluants comme l’aérien et le transport par camions. À ce stade, la contribution du transport routier de marchandises à l’entretien et l’amélioration des réseaux de transports reste un point d’interrogation, alors que ses impacts sont considérables.
3. Un « forfait mobilité durable » pour rendre obligatoire le remboursement des déplacements à vélo et en covoiturage, comme c’est déjà le cas pour les transports en commun et la voiture. Cela favoriserait le changement de comportement à grande échelle.
4. Un plan d’investissements publics sans précédent dans les transports en commun et le vélo, le train, les RER, dans tous les territoires : 200 millions d’euros par an pour le vélo, un milliard d’euros pour les transports en commun et les solutions de mobilité plus solidaire et moins polluante dans les territoires ruraux et périurbains, la résolution des nœuds ferroviaires pour développer des transports de type RER dans les agglomérations.
5. L’abandon des projets de nouvelles routes qui entretiendront, s’ils sont réalisés, une dépendance à la voiture et au pétrole pour des décennies encore et contribueront à l’étalement urbain et l’artificialisation des sols.


Association canopée 12 , association aveyronnaise de transition énergétique

 

Article publié par "Canopée" le 04/05/2019

    

 

Derniers articles - Nos Actions

Pole multifilière de valorisation et traitement de déchets non dangereux de l'Aveyron

« Récapitulatif des différents avis sur la question »

Le 01/10/2020 : Les élus du SYDOM Aveyron ont retenu à l’unanimité l’offre portée par le Groupement SECHE ENVIRONNEMENT/SEVIGNE/SOLENA qui s’intègre dans le projet global « SOLution ENvironnement Aveyron », consistant en la création d’un pôle multifilières de valorisation et de traitement de déchets non dangereux sur les communes de Viviez et d’Aubin (12).

La déclaration du SYDOM : " Un nom pour la solution Aveyronnaise de valorisation et de traitement des déchets ménagers "

Les avis et communiqués sur la question :

- LaDepeche : " Projet Solena : les Verts à l’offensive "

- Millavois : " Le Sydom Aveyron répond au communiqué d’Europe Ecologie Les Verts "

- Question au Sénat : " Projet de traitement et d'enfouissement des déchets dans l'Aveyron "

- Site de la société Solena : " Le projet de valorisation des déchets de l’Aveyron "

- Comité Causse Comtal : " Observations du Comité Causse Comtal " (fichier pdf)

- LaDepeche : " L'association Adeba invite les élus à revoir leur copie "

Site de l'association " Abeda Decazeville "

- Réflexions sur les articles d'un menbre de Canopée : " Gestion des déchets en Aveyron " (fichier PDF)

- Réponse d'un menbre de Canopée : " Enquête publique de 2013 - sur la réduction des déchets ménagers " (fichier PDF)

Article publié par "Canopée" le 23/12/2020

 

 

Le gouvernement a trois mois pour prouver qu’il respecte ses engagements climatiques

« Le Conseil d'État rend une décision historique pour la France »

La plus haute juridiction administrative a demandé au gouvernement français de justifier de la compatibilité de son action climatique avec ses propres objectifs.

« Un pas de géant, a salué l’ancien ministre de l’écologie Nicolas Hulot sur Twitter. Les objectifs climatiques de la France deviennent contraignants. » (1)

Article Le Monde : " Le conseil d'état donne trois mois au gouvernement pour prouver qu'il respecte ses engagements " (1)
Article La Tribune : " Climat le conseil d'état rend une decision historique pour la France "
Article Libération : " Recours de grande synthe le gouvernement a trois mois pour prouver ses efforts climatiques "
Article WeDemain : " Inédit l'état a trois mois pour prouver ses engagements climatiques "
Article de GoodPlanet : " La justice donne trois mois a l'état pour démontrer ses efforts climatiques "
Article de Novethic : " Décision historique pour le climat - les objectifs de réduction des émissions de la France deviennent contraignants "

Ecouter l'émission de FranceInter du 20/11/2020.

Article publié par "Canopée" le 22/11/2020

 

 

Contrat de Transition Ecologique (PNR Grands Causses)

« Parc naturel régional des Grands Causses »

 

Extrait des fiches actions discutées lors des différents ateliers dans le cadre du Contrat de Transition écologique du PNR Grands Causses.

 

Ces fiches ont été renseignées depuis sur la plateforme en ligne du Ministère de la transition écologique :

" Contrat Transition Ecologique "

 

Pour découvrir les différentes fiches, cliquer sur "Lire la Suite"

 

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Elaboration d'un contrat de transition écologique (CTE)

« La méthode des contrats de transition écologique »

Les contrats de transition écologique sont élaborés sur la base des spécificités et des besoins de chaque territoire.

Mis en place à l’échelle d’une ou plusieurs intercommunalités, ils sont co-construits à partir de projets locaux, grâce à la mobilisation des acteurs des territoires : collectivités, entreprises,  associations, citoyens…

Les projets sont accompagnés aux niveaux technique, financier et administratif, par les services de l’État, les établissements publics et les collectivités locales (départements, régions). L’État, notamment, se place dans une posture de facilitation et mobilise de façon coordonnée ses services et les établissements publics.

Signé après environ 6 mois de travail, le contrat de transition écologique fixe un programme d’actions opérationnelles sur 3 ou 4 ans avec des engagements précis et des objectifs de résultats.

Lien vers le guide " contrat de transition écologique " sur le site du Ministère de la Transition écologique.

Article publié par "Canopée" le 21/10/2020